Situation socio-économique

mardi 17 février 2009

Extrait du Document de Synthèse du Plan Communal de Développement :

L’agriculture est pratiquée par toute la population de la commune. Les principales productions sont le sorgho, le mil, le maïs. Le riz est quelque peu produit. Le système de production est du type extensif. La production est menée sur de grandes superficies de terres avec une productivité plus ou moins satisfaisante. Les superficies des terres emblavées ont connu un accroissement considérable au cours des cinq dernières années (49 336 ha en 2003 contre 61 296 en 2007). Le sorgho occupe près de 30% des terres emblavées. Il est suivi du maïs, du coton et du mil. En effet, le sorgho, le maïs et le mil constituent la base de l’alimentation des populations de la commune rurale de Karangasso Vigué.

La superficie des terres emblavées pour la culture du coton a diminué entre 2006 et 2007 (26135 ha contre 15293ha). Cela est dû en partie à la chute du prix du coton au producteur. L’accent est désormais mis par certains producteurs sur la culture des céréales. La production agricole, vue l’évolution croissante des superficies emblavées, a également connu une hausse de 2003 à 2007 (56 715 tonnes contre 64 042 tonnes). La production du maïs représente près de 40% de la production totale, de la campagne agricole 2006-2007.

Selon les données disponibles, la production céréalière (sorgho, mil, maïs, riz) a atteint 29 661 tonnes en 2004. Partant de ces données et de la norme de consommation de 190 kg par personne et par an (selon la FAO), les besoins céréaliers s’élevaient à près de 133 275,5 tonnes. La commune dégage donc un excédent commercialisable de plus de 16 333,45 tonnes. Or, le taux moyen de croissance de la production des cinq dernières est estimée à environ 9,5% nettement supérieur au taux de croissance naturelle de la population du Houet, qui est de 2,95%. Mais la mauvaise gestion des stocks céréaliers et la précarité de la pluviométrie amènent certains ménages à ressentir fortement la période de soudure (juillet-Août-Septembre).

Les cultures de contre saison sont menées autour des points d’eau. On dénombre 19 sites exploités, représentant une superficie de 253 ha.

La production maraîchère pluviale de la campagne agricole 2007-2008, en ne considérant uniquement que les principales cultures, était estimée à 2 955 tonnes. Contrairement à la petite irrigation qui est dominée par la production de choux, aubergine, oignons, elle est dominée par l’aubergine qui représente près de 28% de la production totale, contre 25% pour le gombo, et 24% pour la tomate. Ces spéculations occupent près de 79% de la superficie totale.

Les outils de production sont pour la plupart rudimentaires. L’utilisation des engrais, des charrettes, des charrues et des tracteurs constitue la phase d’intensification de l’activité agricole. Les producteurs maîtrisent à des degrés divers certaines techniques culturales.

Le système d’élevage prédominant est du type extensif, transhumant pour les bovins. Elle occupe une place importante dans la sécurité alimentaire et constitue une source non négligeable de revenus monétaires. Elle représente pour les ménages, une épargne vivante. Les principales espèces sont essentiellement les bovins, les ovins, les caprins, les porcins, les asins et la volaille.

Quant à l’activité de foresterie, elle repose sur l’exploitation du bois de feu et la fabrication du charbon de bois. Elle constitue une source importante de revenus. La coupe du bois est une activité très développée dans la partie sud de la commune (zone de Karangasso, Diosso) tandis que la fabrication du charbon de bois est plutôt importante dans la partie nord (zone de Poya). La commune ravitaille la ville de Bobo-Dioulasso en bois de chauffe et en charbon. Leurs productions sont estimées respectivement à 5000 stères par an et 1200 à 1350 sacs par an. L’exploitation des ressources non ligneuses repose principalement sur la cueillette. C’est une activité qui est réservée aux femmes et aux enfants et consiste au ramassage de noix de karité pour la fabrication du beurre de karité et du savon traditionnel ; des grains de néré pour la fabrication du soumbala ; du raisin sauvage pour la consommation, etc.

L’apiculture est une activité autrefois importante à cause du potentiel important de la flore mellifère. Il n’y a actuellement aucune organisation dynamique dans le domaine de l’apiculture. L’activité tend de nos jours à disparaître et a besoin d’être redynamisée.


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